« Art Sciences 2025/2026 E13 » : différence entre les versions
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== '''<u> | == '''<u>Fiche technique du projet</u>''' == | ||
Nous travaillons à partir de l’aquariophilie, un loisir qui pourrait être défini comme la tentative, par l’être humain, de domestiquer un écosystème qui lui est quasiment inconnu : le milieu marin. | Nous travaillons à partir de l’aquariophilie, un loisir qui pourrait être défini comme la tentative, par l’être humain, de domestiquer un écosystème qui lui est quasiment inconnu : le milieu marin. | ||
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== '''<u> | == '''<u>Mardi 27 janvier</u>''' == | ||
=== Identification du matériau et contraintes techniques === | |||
Le matériau initialement sélectionné, commercialisé sous l’appellation « verre transparent » chez Bricot Dépôt, s’est avéré être du polystyrène après vérification. Cette découverte a rendu impossible son usinage par découpe laser, en raison des risques de dégazage de fumées toxiques. | |||
=== Modélisation et préparation des formes === | |||
Les profils des pièces ont été conçus sur Adobe Illustrator, puis exportés vers Inkscape pour compatibilité avec la découpeuse laser. | |||
=== Exploration des méthodes d’assemblage === | |||
Trois approches ont été envisagées : | |||
Emboîtement mécanique (fig. 3) ;[[Fichier:Bois.jpg|centré|vignette|Figure 3 : Test de l'emboîtement sur du bois]]Soudage polymère (fig. 5) ; | |||
Collage avec adhésif spécifique aux plastiques. | |||
=== Limites rencontrées === | |||
Le premier essai d’assemblage n’a pu aboutir. Pour garantir l’effet holographique souhaité, il est impératif de maintenir des angles droits (90°) entre les parois donc des découpes à 45°, afin d’éviter les distorsions de parallaxe. Cependant, l’impossibilité de positionner la buse de la découpeuse laser selon l’angle requis a empêché la réalisation des découpes nécessaires lors de cette séance. | |||
== '''<u>Mercredi 28 janvier</u>''' == | |||
=== Découpe et préparation des pièces === | |||
Les découpes ont été réalisées en plusieurs passes, en raison de l’épaisseur importante de la plaque de plexiglass à disposition (4 mm) (fig. 4). Les bords ont ensuite été chanfreinés à 45° pour optimiser l’assemblage.[[Fichier:Plaque.jpg|vignette|451x451px|Figure 4 : Découpe laser de la plaque de PMMA|centré]] | |||
=== Essai de soudage polymère === | |||
Une tentative de soudage polymère (à air chaud) a été menée en fabriquant des baguettes de soudure directement à partir de la plaque de plexiglass, afin d’assurer une compatibilité parfaite des matériaux et une adhésion optimale du cordon. Bien que cette méthode soit prometteuse, elle s’est révélée délicate à maîtriser : le processus génère un apport thermique localisé qui risque d’endommager les zones voisines de la soudure, entraînant une fusion non contrôlée du matériau. Cette sensibilité thermique limite son application pour des pièces nécessitant une précision dimensionnelle stricte[[Fichier:Soudage Polymères .jpg|centré|vignette|Figure 5 : Test du soudage polymères]] | |||
== | === Solution retenue : collage === | ||
La méthode finale privilégiée est l’utilisation d’une colle spécifique aux plastiques, pour des raisons pratiques : | |||
- Facilité de mise en œuvre, notamment pour l’artiste en charge de l’assemblage final à l’ESA ; | |||
- Adaptabilité à un grand nombre de pièces déjà usinées. | |||
== '''<u>Jeudi 29 janvier</u>''' == | |||
La journée a été consacrée à la découpe du reste de la matière disponible, afin de maximiser le nombre de pièces réalisables. Celles-ci ont ensuite été chanfreinées pour faciliter leur assemblage final, qui sera effectué à l’ESA. | |||
La figure 6 présente la structure en fonctionnement. | |||
[[Fichier:Hologramme 3D.mp4|centré|vignette|Figure 6 : Hologramme 3D]] | |||
== '''<u>Conclusion et perspectives</u>''' == | |||
Ce projet a permis d’explorer différentes méthodes d’assemblage pour la réalisation d’un dispositif holographique, en tenant compte des contraintes techniques et matérielles. Malgré les défis rencontrés comme l’identification du matériau initial (polystyrène au lieu de plexiglass) et les limites de la découpe laser pour maintenir des angles précis plusieurs solutions ont été testées et analysées. | |||
=== Bilan des méthodes évaluées : === | |||
Emboîtement mécanique : Abandonné en raison des contraintes géométriques (nécessité d’angles droits pour éviter les distorsions de parallaxe). | |||
Soudage polymère : Prometteur sur le plan théorique, mais limité par les risques de dégradation thermique des zones voisines. | |||
Collage spécifique aux plastiques : Solution retenue pour sa simplicité et son adaptabilité, notamment pour faciliter le travail final de l’artiste à l’ESA. | |||
=== Résultats obtenus : === | |||
Découpe et chanfreinage optimisés pour maximiser le nombre de pièces utilisables. | |||
Préparation des éléments en vue de leur assemblage final, avec une méthode fiable et reproductible. | |||
=== Perspectives : === | |||
Ce projet a renforcé les compétences en résolution de problèmes techniques, en adaptation aux contraintes matérielles et en optimisation des processus de fabrication. Il ouvre également des pistes pour de futures expérimentations, comme l’amélioration des techniques de soudage ou l’exploration de matériaux alternatifs plus adaptés à la découpe laser. | |||
Au terme de cette semaine il reste à l'étudiante de l’ESA de se charger des fixations des structures pyramidales sur le tronc d'arbre. | |||
Version actuelle datée du 3 février 2026 à 20:59
Fiche technique du projet
Nous travaillons à partir de l’aquariophilie, un loisir qui pourrait être défini comme la tentative, par l’être humain, de domestiquer un écosystème qui lui est quasiment inconnu : le milieu marin.
Le projet serait une sculpture/installation vidéo, constituée de plusieurs petites structures de plexiglas, composées de pyramides holographiques. Un écran (de téléphone ou de tablette) sera placé sous chaque structure, diffusant la même vidéo d'une vingtaine de minutes de mon aquarium, modifiée pour la rendre abstraite, de sorte qu’on ne perçoive plus que les mouvements et les ondes de l’écosystème (comme des halos lumineux). Ainsi, un hologramme se formera dans la structure. Ce dernier interagira avec les quelques éléments naturels disposés à l’intérieur (comme des racines de plantes d'aquarium).
Toutes ces structures en plexiglas seront posées sur un socle en bois, constitué d’une grande bûche mesurant environ deux mètres, naturellement entourée de dizaines de fines branches de lierre. Ce bois mort, que j’ai trouvé au sol d'une forêt, a été travaillé à l'ESÄ pour qu'il tienne debout. Les petites plaques en bois qui permettront de soutenir les structures seront fixées parmi ces fines branches.
Une fois que le socle sera terminé, une mixture de mousse et de lait fermenté sera appliquée dessus, puis l'arbre sera posé dans le jardin de l'ESÄ pendant plusieurs semaines, pour que de la mousse puisse s'y fixer.
Mardi 27 janvier
Identification du matériau et contraintes techniques
Le matériau initialement sélectionné, commercialisé sous l’appellation « verre transparent » chez Bricot Dépôt, s’est avéré être du polystyrène après vérification. Cette découverte a rendu impossible son usinage par découpe laser, en raison des risques de dégazage de fumées toxiques.
Modélisation et préparation des formes
Les profils des pièces ont été conçus sur Adobe Illustrator, puis exportés vers Inkscape pour compatibilité avec la découpeuse laser.
Exploration des méthodes d’assemblage
Trois approches ont été envisagées :
Emboîtement mécanique (fig. 3) ;
Soudage polymère (fig. 5) ;
Collage avec adhésif spécifique aux plastiques.
Limites rencontrées
Le premier essai d’assemblage n’a pu aboutir. Pour garantir l’effet holographique souhaité, il est impératif de maintenir des angles droits (90°) entre les parois donc des découpes à 45°, afin d’éviter les distorsions de parallaxe. Cependant, l’impossibilité de positionner la buse de la découpeuse laser selon l’angle requis a empêché la réalisation des découpes nécessaires lors de cette séance.
Mercredi 28 janvier
Découpe et préparation des pièces
Les découpes ont été réalisées en plusieurs passes, en raison de l’épaisseur importante de la plaque de plexiglass à disposition (4 mm) (fig. 4). Les bords ont ensuite été chanfreinés à 45° pour optimiser l’assemblage.
Essai de soudage polymère
Une tentative de soudage polymère (à air chaud) a été menée en fabriquant des baguettes de soudure directement à partir de la plaque de plexiglass, afin d’assurer une compatibilité parfaite des matériaux et une adhésion optimale du cordon. Bien que cette méthode soit prometteuse, elle s’est révélée délicate à maîtriser : le processus génère un apport thermique localisé qui risque d’endommager les zones voisines de la soudure, entraînant une fusion non contrôlée du matériau. Cette sensibilité thermique limite son application pour des pièces nécessitant une précision dimensionnelle stricte
Solution retenue : collage
La méthode finale privilégiée est l’utilisation d’une colle spécifique aux plastiques, pour des raisons pratiques :
- Facilité de mise en œuvre, notamment pour l’artiste en charge de l’assemblage final à l’ESA ;
- Adaptabilité à un grand nombre de pièces déjà usinées.
Jeudi 29 janvier
La journée a été consacrée à la découpe du reste de la matière disponible, afin de maximiser le nombre de pièces réalisables. Celles-ci ont ensuite été chanfreinées pour faciliter leur assemblage final, qui sera effectué à l’ESA.
La figure 6 présente la structure en fonctionnement.
Conclusion et perspectives
Ce projet a permis d’explorer différentes méthodes d’assemblage pour la réalisation d’un dispositif holographique, en tenant compte des contraintes techniques et matérielles. Malgré les défis rencontrés comme l’identification du matériau initial (polystyrène au lieu de plexiglass) et les limites de la découpe laser pour maintenir des angles précis plusieurs solutions ont été testées et analysées.
Bilan des méthodes évaluées :
Emboîtement mécanique : Abandonné en raison des contraintes géométriques (nécessité d’angles droits pour éviter les distorsions de parallaxe).
Soudage polymère : Prometteur sur le plan théorique, mais limité par les risques de dégradation thermique des zones voisines.
Collage spécifique aux plastiques : Solution retenue pour sa simplicité et son adaptabilité, notamment pour faciliter le travail final de l’artiste à l’ESA.
Résultats obtenus :
Découpe et chanfreinage optimisés pour maximiser le nombre de pièces utilisables.
Préparation des éléments en vue de leur assemblage final, avec une méthode fiable et reproductible.
Perspectives :
Ce projet a renforcé les compétences en résolution de problèmes techniques, en adaptation aux contraintes matérielles et en optimisation des processus de fabrication. Il ouvre également des pistes pour de futures expérimentations, comme l’amélioration des techniques de soudage ou l’exploration de matériaux alternatifs plus adaptés à la découpe laser.
Au terme de cette semaine il reste à l'étudiante de l’ESA de se charger des fixations des structures pyramidales sur le tronc d'arbre.