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Version du 29 janvier 2026 à 14:28
La Terre Attend
Contexte du projet
L’humain est le seul être vivant à ne pas revenir à la terre par la décomposition.
Nos corps inhumés, embaumés ou crématisés sont exclus du cycle du vivant.
Nous ne nourrissons aucun être, le formol qui embaume nos corps représente un danger pour l’environnement qui l’entoure.
Nous dominons la terre même dans notre mort.
Ici l’idée est de s’attarder sur ce qui pose problème : le cercueil qui sépare notre corps de la terre et la thanatopraxie qui empêche la décomposition du corps et représente un risque écologique pour l’environnement. Les stèles et plaques en bois s’inspirent des matériaux et des formes du mobilier funéraire, la cire et les vernis utilisés font échos à la thanatopraxie, l’embaumement, au fait de conserver nos corps. La thanatopraxie fixe nos corps comme notre image, nous devenons un matière et un souvenir impérissable
Semaine de collaboration ESA x Polytech
Mardi 27 Janvier 2026
Lors de cette première journée de travail, la question du traitement accordé au mobilier funéraire s'est posée: Magnifier ou dégrader l'œuvre ? Au vu de la qualité du bois utilisé, du contreplaqué, un bois qui n'est pas noble, et des légers défauts des futures plaques mortuaires, le choix a été fait de dégrader les planches.
L'élément central de cette dégradation est l'utilisation de la nature, l'eau, l'humidité, la terre. C'est de cette première envie qu'est née l'idée d'enterrer les objets créés. Non seulement car cela permet une dégradation plus rapide des matériaux employés mais également pour le symbole qu'un tel geste représente. Nous n'enterrons pas un corps, mais ce qui rappelle le souvenir de ce dernier, dont on a privé la terre de se nourrir. Nous donnons donc l'œuvre à la terre, pour qu'elle puisse se dégrader en prévision de son installation.
Nous avons également pu tester la gravure du poème sur une planche test, afin d'apprécier les différentes profondeurs de gravure et la police d'écriture employée. La gravure sera donc réalisée en surface, on ne veut pas creuser la matière