« Art Sciences 2025/2026 E12 » : différence entre les versions
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Le binôme s'est retrouvé le vendredi matin afin de continuer des gravures sur verre, dans le cadre d'un autre projet de Nicolas, avant de lancer la gravure d'une deuxième planche. | Le binôme s'est retrouvé le vendredi matin afin de continuer des gravures sur verre, dans le cadre d'un autre projet de Nicolas, avant de lancer la gravure d'une deuxième planche. | ||
[[Fichier:Plaques gravées.jpg|centré|vignette|303x303px|Deuxième gravure réalisée le 30 Janvier (durée 1h50)]] | [[Fichier:Plaques gravées.jpg|centré|vignette|303x303px|Deuxième gravure réalisée le 30 Janvier (durée 1h50)]] | ||
[[Fichier:Gravure sur plaque de verre.jpg|centré|vignette|301x301px|Gravure sur plaque de verre (Autre projet que La Terre Attend)]] | |||
Par la suite, il faudra vernir le poème et le papillon pour que ce soit le seul élément un peu mieux préservé par la mise sous terre, on cherche la dégradation des plaques mais on souhaite préserver les éléments décoratifs pour qu'ils ressortent mieux. | Par la suite, il faudra vernir le poème et le papillon pour que ce soit le seul élément un peu mieux préservé par la mise sous terre, on cherche la dégradation des plaques mais on souhaite préserver les éléments décoratifs pour qu'ils ressortent mieux. | ||
Version actuelle datée du 31 janvier 2026 à 12:03
La Terre Attend
Contexte du projet
L’humain est le seul être vivant à ne pas revenir à la terre par la décomposition.
Nos corps inhumés, embaumés ou crématisés sont exclus du cycle du vivant.
Nous ne nourrissons aucun être, le formol qui embaume nos corps représente un danger pour l’environnement qui l’entoure.
Nous dominons la terre même dans notre mort.
Ici l’idée est de s’attarder sur ce qui pose problème: le cercueil qui sépare notre corps de la terre et la thanatopraxie qui empêche la décomposition du corps et représente un risque écologique pour l’environnement. Les stèles et plaques en bois s’inspirent des matériaux et des formes du mobilier funéraire, la cire et les vernis utilisés font échos à la thanatopraxie, l’embaumement, au fait de conserver nos corps. La thanatopraxie fixe nos corps comme notre image, nous devenons un matière et un souvenir impérissable
Semaine de collaboration ESA x Polytech
Mardi 27 Janvier 2026
Lors de cette première journée de travail, la question du traitement accordé au mobilier funéraire s'est posée: Magnifier ou dégrader l'œuvre? Au vu de la qualité du bois utilisé, du contreplaqué, un bois qui n'est pas noble, et des légers défauts des futures plaques mortuaires, le choix a été fait de dégrader les planches. Choix effectué après discussion du binôme sur le message transmis et la faisabilité.
L'élément central de cette dégradation est l'utilisation de la nature, l'eau, l'humidité, la terre. C'est de cette première envie qu'est née l'idée d'enterrer les objets créés. Non seulement car cela permet une dégradation plus rapide des matériaux employés mais également pour le symbole qu'un tel geste représente. Nous n'enterrons pas un corps, mais ce qui rappelle le souvenir de ce dernier, dont on a privé la terre de se nourrir. Nous donnons donc l'œuvre à la terre, pour qu'elle puisse se dégrader en prévision de son installation.
Nous avons également pu tester la gravure du poème sur une planche test, afin d'apprécier les différentes profondeurs de gravure et la police d'écriture employée. La gravure sera donc réalisée en surface, on ne veut pas creuser la matière, simplement graver en surface.
Mercredi 28 Janvier 2026
Cette journée nous a permis de finaliser les détails que l'on a voulu apporter à nos plaques, c'est-à-dire dessiner (par ordinateur) les ornements/encadrements et réaliser les dessins d'animaux (à la main) pour décorer le haut des stèles. L'image ci-contre montre les planches que l'on a découpé de nouveau (grâce à la shopbot et à Fabien) afin que leurs formes soient régulières. Bien que l'objectif soit de détériorer l'œuvre, il faut tout de même garder un cadre correspondant à la géométrie parfaite que l'on trouve dans le mobilier funéraire commun.
Les plaques ont ensuite été poncées sur les bords pour rentre le tout lisse (et également moins dangereux lors du transport, risque d'échardes)
Nous avons également fait le choix de garder les traces et coups laissés au fur et à mesure du transport.
Tout a été préparé de sorte à pouvoir, le Jeudi, effectuer les derniers tests nécessaires et lancer la première gravure taille réelle.
En parallèle, pour un second projet de Nicolas, un essai de gravure sur verre (verre trouble protégé d'un film humide par dessus) a été réalisé (voir photo ci-dessous)
Jeudi 29 Janvier 2026
Dernière journée de collaboration avant la fin du module, celle-ci fut le jour du commencement des gravures (voir photo ci-contre) avec au préalable des essais sur des planches bien plus petites, sur lesquelles nous avions fait les essais d'écriture précédemment.
Cela nous a permis d'être sûrs de nous lors de la réalisation grandeur nature.
Ci-dessous se trouve le résultat obtenu pour la première gravure réalisée. Les éléments correspondent aux envies exprimées sur ordinateur, encadrements marqués, un poème inscrit en surface, un dégradé réussi et un papillon en médaillon sur le haut de la stèle.
Les différentes parties de cette planche ont été réalisées séparément. Le poème, écrit en amont de cette semaine puis mis à l'échelle sur la planche, les formes/cadres épais marqués dessinés en CAO et enfin le papillon d'abord dessiné puis numérisé et importé sur la planche. Tout a été mis sur le même espace de travail pour tout graver en même temps.
Fait amusant, le temps mis par la machine de découpe laser pour graver les planches, entre 1h30 et 2h30, correspond au temps de crémation d'un corps humain, nouveau clin d'œil à la signification de l'œuvre.
Vendredi 30 Janvier 2026
Le binôme s'est retrouvé le vendredi matin afin de continuer des gravures sur verre, dans le cadre d'un autre projet de Nicolas, avant de lancer la gravure d'une deuxième planche.
Par la suite, il faudra vernir le poème et le papillon pour que ce soit le seul élément un peu mieux préservé par la mise sous terre, on cherche la dégradation des plaques mais on souhaite préserver les éléments décoratifs pour qu'ils ressortent mieux.
Une petite "cérémonie" sera organisée pour l'enterrement des plaques, début du vieillissement par la terre de celles-ci. Acte représentant la dispersion dans la nature, nature qui crée et qui finit toujours par reprendre ce qui lui appartient, lorsque l'humain ne se met pas en travers de son chemin...
Merci aux encadrants du module Arts & Sciences pour leur accompagnement et leurs conseils, autant sur les messages véhiculés par l'œuvre mais aussi sur la réalisation de celle-ci. Nous tenons également à remercier les Fab managers ainsi que l'existence de ce module, pour la collaboration entre deux univers qui ne se connaissaient pas et qui pourtant collaborent bien ensemble, chacun se servant des capacités de l'autre pour faire avancer le projet. C'est une épreuve d'écoute et d'adaptation, une belle opportunité riche en découvertes humaines et de savoirs.